Salam ʿalaykoum,Un ami m’a demandé d’acheter pour lui un abonnement grâce auquel il reçoit des objets. Il devait ensuite me rembourser. Le problème est que cet abonnement contient à la fois des objets connus et garantis, mais aussi des objets inconnus et aléatoires. Nous avons réalisé cela seulement après avoir effectué la transaction.Ma question est la suivante : cette transaction entre-t-elle dans le gharar ?Et que faut-il faire concernant l’argent : doit-il me rembourser, ou doit-il le garder étant donné que la transaction serait potentiellement illicite (ḥarām) ?BarakAllahu fīkum.
Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Le demandeur n’a pas exposé la réalité exacte de cette transaction ; il s’est limité à indiquer qu’elle comprend des objets inconnus et aléatoires, ainsi que d’autres objets connus. Or, cela ne suffit pas pour statuer de manière catégorique sur son jugement juridique.
Quoi qu’il en soit, le demandeur n’est en réalité que le prêteur à son ami du montant de l’abonnement ; il n’y a donc aucun mal à ce qu’il récupère ultérieurement ce prêt auprès de son ami, car l’argent ne se détermine pas individuellement.
Quant à la transaction elle-même, nous ne pouvons en trancher le jugement avec certitude. Il se peut que les objets connus constituent l’élément principal de la transaction, ou qu’ils en soient la part dominante ; dans ce cas, le jugement suit ce qui est principal et prépondérant, et la vente est alors valide. Il se peut également que la situation soit inverse, auquel cas la vente est invalide.
Nous pouvons toutefois énoncer une règle générale : la vente n’est pas valable lorsqu’il y a ignorance quant à l’objet vendu ; en effet, la détermination précise de la chose vendue est une condition de validité de la vente, au même titre que la détermination du prix. Une vente entachée d’une telle ignorance relève des ventes comportant une part d’aléa (gharâr), lesquelles englobent — comme l’a indiqué Ibn ʿAbd al-Barr dans At-Tamhîd — toute transaction dans laquelle l’acheteur ne sait pas réellement ce qu’il va obtenir ni à quoi cela aboutira.
Or, la vente comportant du gharâr est une vente invalide et interdite, et de nombreux savants ont explicitement affirmé l’interdiction de s’engager dans des contrats entachés de nullité.
Et Allah sait mieux.
Recherche FatwasVous pouvez rechercher une fatwa à travers de nombreux choix
Le plus lu aujourd’hui