Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons : :
Il est préférable que vous posiez votre question de vive voix à un savant ou que vous consultiez un centre islamique. De manière générale, et à titre informatif, nous disons ce qui suit :
Le fait, pour un mari, de dire à sa femme : « Je t'ai libérée » est considéré comme une métaphore (kinayah) du divorce. Le jugement dépend donc de l'intention du mari : s'il visait par là le divorce, celui-ci est effectif ; dans le cas contraire, cette parole n'a aucune incidence sur le lien conjugal.
Dans l'hypothèse où l'intention de divorcer était présente, la répétition de cette formule — si elle n'a pas pour but d'initier un nouveau divorce — est considérée comme une simple confirmation de la première formulation. Par conséquent, cela ne compte que pour un seul divorce.
La colère n'empêche pas l'effectivité du divorce si l'auteur est conscient de ce qu'il dit, selon l'avis juridique que nous adoptons. Cependant, certains savants considèrent que le jugement du divorce sous l'emprise de la colère varie selon les circonstances : celui dont la colère est si intense qu'il devient comme un aliéné voit son divorce invalidé, quand bien même il resterait conscient de ses propos.
S'il ne s'agit pas du troisième divorce, c'est un divorce révocable. Dans ce cas, la femme est tenue d'observer sa période de retraite légale (‘idda) dans le domicile conjugal, et le mari doit subvenir à ses besoins comme auparavant. Quant à la garde des enfants (hadana) après le divorce, elle revient de droit à la mère tant qu'elle ne se remarie pas. Celui qui détient la garde n'a pas le droit d'empêcher l'autre parent de voir l'enfant gardé.
Le mari a le droit de reprendre son épouse pendant la période de retraite consécutive à un divorce révocable, sans que son consentement ou sa connaissance de l'acte ne soient requis. Elle conserve le statut d'épouse tant qu'elle est en période de ‘idda ; il peut donc rester en tête-à-tête avec elle (khalwa) et elle peut s'embellir pour lui. S'il a un rapport charnel avec elle, cela constitue une reprise de la vie conjugale, bien qu'il existe des divergences entre les juristes sur le statut du fait de s'embellir, de s'isoler ou d'avoir des rapports durant cette période.
Et Allah sait mieux.