Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Ce que mentionne le questionneur est une pratique courante en matière d’indemnité de fin de service, et c’est le système appliqué dans la législation du travail de la plupart des pays du monde.
Son analyse juridique est la suivante : l’entreprise verse au salarié, à la fin de sa carrière, une indemnité calculée sur la base du salaire du dernier mois multiplié par le nombre d’années de service.
Il n’y a aucun mal à cela, et cette pratique n’a aucun lien avec le ribâ, que cette indemnité constitue une gratification accordée par l’entreprise ou une partie différée de la rémunération due au salarié.
Il est indiqué dans l’ouvrage Al-Fiqh al-Muyassar :
« L’indemnité de fin de service est un droit financier établi par la loi ou par le contrat au profit du travailleur ou de l’employé, sous certaines conditions. Son montant est déterminé en fonction de la durée du service, du motif de la cessation d’activité et du salaire du travailleur ou de l’employé. Elle est versée à la fin du service au salarié ou à ses ayants droit. »
Par conséquent, le fait que les années de service soient calculées sur la base du dernier salaire perçu ne constitue pas du ribâ, mais relève simplement du mode de calcul de l’indemnité de fin de service convenu ou prévu par la réglementation applicable.
Et Allah sait mieux.